Partager l'article ! Bali au quotidien, sans savoir quel jour on est... Jam karet: Acces à la newsletter de Mars du site BALI RUSTIQUE: http://www.balirustique.c ...
icioulàbas
... ben,il fait quoi celui là? c'était pour moi la banane....... non?
Quelques photos de Théo lors de son stage en bijouterie.
Il travaille avec l'équipe de Monsieur Suardana, à Sukawati.
Théo a été surnomé "Made Bagus"!
Le magasin
Plonger avec le masque, le tuba et les palmes pour admirer le jardin maritime qui éclate de couleurs sous les rayons du soleil: poissons de toutes les couleurs, de
toutes les tailles, de toutes les formes, bénitiers et patates de coraux... petites frayeurs pour Loren à la vue d une petite murène et de petites méduses que l'on a prudemment évitées.
Tenter d'attrapper des crabes
Les petites choses...
Chaque matin, quelqu'un nettoie la cour avec un petit balais en pailles locale; à Bali, ce sont de longs pétioles rigides de palmiers.A Bobo Dioulasso, c'était avec des pailles finements tressées. Si loin dans le temps et dans l'espace, retrouver ce bruit familier aux antipodes, c'est magique!
Avancer le travail scolaire durant les épisodes de pluies tropicales dilluviennes, qui inondent tout en début d'après midi et nous obligent à rester au restaurant (où nous nous posons pour travailler, autour d'un pineaple juice et d'un Bali copi!)
Un homme est pourchassé par un tigre. Il grimpe dans un arbre et fait de grands gestes pour effrayer l’animal mais celui-ci ne bouge pas et le menace toujours. La nuit vient. Le paysan décide d’effeuiller l’arbre pour s’occuper, ne pas s’endormir et ne pas tomber. Le matin venu, le danger est écarté car le tigre a disparu. Sans s’en rendre compte, en effeuillant l’arbre toute la nuit, il a fait suffisamment d’offrandes qui lui ont permis d’écarter le danger. C’est pour cela que cette cérémonie du 14 janvier dure toute la nuit, sans dormir.
Merci Grégoire pour cette explication; l'histoire est le thème d'une des nombreuses danses que l'on peut voir lors des cérémonies!
Grande cérémonie de Mas.
Sois patient ! Un rendez vous est toujours respecté, avec de la marge !
Nous avons convenu de nous retrouver dans la cours de l’école de musique de Subandi à 7 heures du matin ; c’est très tôt. Nous nous rendons à une grande cérémonie et Subandi observe nos tenues, ajuste les « sarungs » et turbans sur la tête des gars. On est prêts et on y va à moto. Arrêt devant chez Subandi ; on se gare ; on coupe les moteurs ; on attend. Puis on file chez le voisin qui est lui aussi musicien. On se gare. Certains discutent sur un muret, d’autres vont regarder les coqs alignés dans leurs cages, devant le mur de la propriété. Nous, nous nous accrochons aux mille détails qui plaisent à nos yeux, aux événements immédiats : cinq coqs sculptés sur le toit de la petite « balé » dans la cour, le manguier qui fleurit et qui compte aussi une grappe de petits de fruits de la grosseur d’olives, un « pousse pousse » garé dans la cour, la beauté de celle-ci qui est spacieuse propre et bien entretenue, et surtout les agitations des cinq chiens du lieu : une sorte de pékinois, un vieux labrador blanc adorable, qui doit crever de chaud sous sa pelure, un berger allemand.
Trois quarts d’heures plus tard, une camionnette vient charger les instruments du gamelan. Voilà, on quitte Batubulan ; nous devons suivre le camion dans la circulation balinaise, conduite à gauche, carrefours, feux rouges ; Jean Philippe et Loren sont loin derrière. Il commence à pleuvoir et je dois m’arrêter pour mettre ma cape, sous laquelle Théo se loge aussi. Quelqu’un aurait un petit bout de tissus sec pour que je puisse essuyer mes lunettes ? Bon, je vais continuer sans, ce sera plus simple. De toute façon, le camion a disparu. Jean Philippe nous a rejoint et la voiture qui transporte les musiciens nous a rattrapé, c’est une chance ! Nous finissons par arriver au temple de Mas, près de Ubud.
Nous entrons dans un temple grandiose où la profusion d’ornements saisit par sa beauté ; chaque espace entre les différents balés est décoré de guirlandes de bambous, de feuilles de bananiers et de palmiers tressés. Les allées sont couvertes de nattes pour protéger du soleil et bordées d’arches végétales, chaque poteau est couvert d’un tissage coloré. Des fleurs sont incrustées partout.
Les cérémonies se mettent en place. Les gamelans s’installent, celui de Subandi sous un petit Balé. Il est composé de neuf musiciens et de leurs instruments sur neuf mètres carrés mais, à l’abri de la pluie ! Trois autres gamelans sont installés à proximité. Nous attendons sur les marches d’une balé, en face de celle de Subandi dont nous sommes les invités en quelque sorte, ce qui nous vaut le privilège d’être là. Des femmes distribuent de petits cartons remplis de gourmandises et d’une boisson. Parfois, aussi du thé ou du café balinais, des cigarettes, des tabacs ou autres graines à mâcher, à chiquer.
La troupe de danseurs qui doit se produire dans notre secteur arrive, attend elle aussi un moment puis, se prépare, s’habille, se masque. Une multitude de personnes la plupart du temps porteuses d’offrandes composées de fleurs, fruits, riz et encens, s’agite et se dirige vers le centre du temple. Si je ne me trompe pas, les fleurs blanches sont destinées à Siva, les fleurs bleues à Vishnou, les fleurs rouges à Brahma. Tout le monde est habillé de blanc… épaules et genoux couverts, sauf nous ; Jean phi et Loren sont les seuls à avoir un tee shirt blanc.
Les differents gamelans commencent à jouer, parfois en même temps. La foule commence a affluer et envahir tous les espaces possibles. Les danseurs et acteurs entrent dans leurs personnages et c’est Rama et Sita qui apparaissent ,suivis de démons à têtes d’animaux (chiens, oiseaux, singes).
Par deux, ils semblent s’affronter, danser en se tournant autour, se mesurer. On ne comprend pas grand-chose ; tout est en Balinais ou en
Indonésien. Les scènes comiques sont appuyées par des éclats de rires et la joie des acteurs qui n’hésitent pas à accentuer les situations et leur personnage.
La pluie tombe en alternance avec le soleil; ca fait une jolie bouillie sur le bas des sarungs blancs et sur les pieds. L’attention générale est détournée par le jeu d’un comédien sous le balé
d’à coté.
Nos enfants qui ont été patients mais qui commencent à en avoir marre nous décident à nous éclipser ; on prend congé de Subandi. Bon ; ben comment on fait maintenant ? La foule est serrée, debout, accroupis ou assise sur ses tongs pour ne pas être trempée. Pas d’indication de sortie. « Sorry, désolée, excusez moi », et autres merci sont inutiles. Nous avons appris plus tard qu’il aurait fallu dire « permissi dulu » pour nous excuser de partir avant la fin de la cérémonie et de déranger ainsi tout le monde.
Nous arrivons dans une très large et belle cours bondée ; comme on ne peut plus bouger, on s’intéresse et je sors mon appareil photo pour m’entendre dire : « no photo » honteuse, je remballe ! Les personnes qui s’occupent de l’organisation nous lancent un regard oblique ; il n’y a ici que des personnes qui prient. Il y a un danseur, la grande statue d’une divinité démoniaque dansante, mille couleurs. Malheureusement, nous sommes faits : notre Théo sans manches dérange. Voilà, c’est la fin pour nous ; au moins, on nous dirige vers la sortie la plus proche ; c’est ce qu’on voulait même si, finalement, on se serait bien attardés dans ce lieu si l’on avait trouvé un espace pour stationner ! On nous ouvre une porte grillagée pour arriver dans une cour immense où des centaines de personnes sont assises et prient. Bon « c’est par où qu’on va passer? » Il nous faut malheureusement déranger bien du monde pour se frayer un chemin… un peu honteux, sorry, désolée… sous les regards stupéfaits. Jean phi s’éloigne dans la mauvaise direction mais je ne peux pas crier tout de même ! Dans la rue longeant l’extérieur du temple, encore, des centaines de personnes sont assises, plus ou moins dans l’eau et prient. Nous sommes les seuls à quitter les lieux avant la fin de la cérémonie. La ruelle a été bloquée à cet effet, depuis le matin.
Au final, il devait bien y avoir un millier de personnes, dans cet espace devenu exigu, assises autour du centre névralgique de recueillement.
Il pleut. Nous retrouvons nos motos et patientons à l’abri. Finalement, Subandi et ses amis musiciens ont quitté le temple quand les danseurs ont terminés leurs offrandes. Il doit être 11H30. Nous repartons sous la pluie presque froide. Je conduis sans lunettes, d’une main, tenant de l’autre la capuche de ma cape pour me protéger un peu et Théo est toujours dans mon dos, sous la cape !
Tout est offrande. Cette apparente cacophonie de gamelans jouant simultanément des morceaux différents, ces danses et ces chants, le Wayang Wong, ne s’exécutent pas pour « le spectacle », ils sont destinés aux différentes divinités. Les acteurs et autres intervenants sont les intermédiaires entre le divin et les humains. Tout est offrande et tout est volontairement esthétique dans le but de plaire aux dieux.
Cette cérémonie, liée au lieu et à la cosmogonie Balinaise a eu lieu pour la dernière fois, il y a cinquante ans.
Il nous faut affiner nos tenues pour les prochaines cérémonies!
Quelques jours plus tard, nous retournons au temple car Subandi participe à une rencontre inter-écoles, qui se produit sur la grande balé du temple de Mas.
(Jam Karet : temps élastique. Sarung : sarong, pagne, paréo… Gamelan : l’ensemble de l’orchestre d’instruments métalliques. Balé : espace couvert, surélevé ou pièce à vivre dans la cour d’une propriété, d’un temple. Wayang kulit : théâtre de poupées de cuir, Wayang Wong : théâtre de jour)
Un roman de Vicky Baum qui décrit bien la vie Balinaise, il y a une centaine d’année : Sang et volupté à Bali
Un talent de plus pour Subandi, qui a aussi des dons de chant, comedien et animateur ! il est incroyable et grace a lui, nous avons encore passee une soiree magique
lors d une ceremomie de village.
Monkey au boulot
Monkey forest Ubud
Nous revoilà a Batubulan; ca construit beaucoup, ca bouge, ca change... c est le chantier dans la rizière devant la terrasse de notre hôte (note de tristesse
devant le paysage qui change}...
La petite photo en haut de la page a gauche est desormais une image d archives puisque a la place, la riziere est séparée en parcelles constructibles; certains ont planté de rares petits
jardins...
Les pluies dilluviennes d'hier ont rempli ces rizieres en friches et les crapauds se sont déchainés dès la nuit tombée, malgré les pétards des enfants qui fetent le nouvel an!
Le passage du nouvel an a été accompagné de pétarades et feux d artifices durant toute la nuit, la quantité de petards et fusees qui ont sauté est impréssionnante!
Nos gars sont allés acheter leurs munitions eux aussi et se sont régalés...

Bonne arrivée mardi après midi où nous avons retrouvé notre nid musical.
Theo a recupere son sac a dos qui avait pris le chemin de Bangkok!
Loren a pris ses premieres lecons de gamelan... et a commence ses fiches de math.
Nous ne sommes pas remis du décalage horaire.
Bref, on se sent bien, on a chaud et c'est ce qu on voulait! ![]()
Bonne année à toutes les marmottes!
Photos dès que possible!
Le voyage n'a pas été trop long pour les garcons: ils ont pu passer 18h (dans les deux avions), à faire des jeux, à regarder des films... et nous aussi d ailleur! (enfin, on a aussi dormi!)
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